Tuesday, August 14, 2007

Revenons a nos moutons...

(Plus de photos a venir quand j'aurai une connexion digne de ce nom...)

Depuis la derniere fois, j'ai quitte Pune. Un dernier mois charge en travail pour boucler tous mes rapports, la routine qui commencait a s'installer, trop de chocolate cakes au Sweet Chariot et de soirees au TDS, il etait temps de partir!

Le jeudi 2 aout, j ai donc refais mon sac, pour un bon mois de decouverte de l'Inde du Nord.

Un petit tour par Bombay d'abord pour laisser a Diya ma copine indienne quelques affaires en consigne, qui je recupererai en septembre pour mon vol retour. A peine est elle rentree du travail (a 22h) que je suis couverte de cadeaux d'anni et on part pour le Busaba, un bar tres branche, au DE-LI-CIEUX fondant au chocolat ... (ca fait 2 fois que je parle de chocolat en 10 lignes, c'est grave?)

Vendredi 3 aout, je vais chez Nikkon me racheter un appareil photo, puisque je me suis fait voler le mien a mon anniversaire...glinggling (c'est ma carte de credit), snifsnif (c'est moi), puis je retrouve Chloe pour un dej en vitesse avant d'aller prendre mon bus pour Udaipur. Bonne galere: dabord le gerant de l'agence n'est pas la, ensuite il m'envoie prendre mon bus a 10 min de la gare, devant un hotel, il pleut enormement, je dois traverser des flaques et j'ai de l'eau jusqu'aux genoux, et finalement, alors que j'avais le bus et l'agence au telephone toutes les 5 min, le bus me dit qu'il ne me pas trouve et que maintenant il est trop loin... Finalement, apres une bonne gueulante le gerant de l'agence me trouve un autre bus et j'embarque enfin... 12h plus tard, ca y est, j ai un pied dans le Rajasthan!

Samedi 4 aout, je m'installe donc dans mon dortoir, vais me balader dans Udaipur, la ville des lacs et des palais, rencontre des quebequois, des mexicains et une belge avec qui je voyage depuis, Naomi. Petit tour au Monsoon Palace, surplombant Udaipur. Photos a venir...

Dimanche 5 aout, City Palace, le palais principal d'Udaipur



puis je file vers Saheliyon-Ki-Bari, un petit jardin tranquille, ou je me pose tranquillement pour lire a la fraicheur d'une fontaine jusqu'a ce qu'un indien se ramene, et me tienne la jambe pendant une demi-heure, me disant qu'il ma vu la veille a Monsoon palace et que la il vient de me revoir depuis la route, donc il s'est arrete... Il a les levres qui tremblent et a l'air d'avoir vraiment pris sur lui pour oser venir me parler donc j'ai quelques scrupules a le remballer... mais comme les indiens ont cette extraordinaire capacite a ne pas realiser qu ils sont vraiment insistant et RELOU, au 10e "Do you want to make friendship with me", tu reponds "NO, et maintenant tu te casses et tu me laisses" Bref... retour sur Udaipur en ricksha commun, balade au bord du lac






mais pas les pigeons...

puis spectacle de marionettes et de danses rajasthani avec la tres celebre femme fakir!



Et bus de nuit pour Jodhpur.

Lundi 6 aout, arrivee a Jodhpur a 6h, avec ma pote Belge. On cherche une guest house, on en trouve une, et on dort sur la terasse en attendant le check out, a 9h. Lever de soleil sur le fort, vue sur les murs bleus de la ville. C'est beau. Quelques heures de sommeil plus tard, on petit dej sur la terasse, vue sur le fort toujours... non je n'ai pas de chance. Puis on part pour l'ascension du fort! Visite de ce magnifique palais, ancienne residence du Maharaja. C'est riche et plutot raffine.



On surplombe la ville bleue...car ce fut la couleur des Brahmans et car c'est cense éloigner les insectes...



Le soir on retrouve des francais rencontres dans le bus pour un petit resto au frais dans un jardin bien vert

Mardi 7 aout, visite d'un autre caprice de Maharaja: un palais-tombe errige pour son epouse. Puis direction Umaid gardens, ou la tentative ratee d'une apres midi tranquille. A peine est on dans les jardins qu'une nuee d'enfants et de meres nous suivent pour prendre des photos, nous demander nos noms etc... On s'asseoit en esperant qu'ils vont se lasser et nous laisser, je me voile avec mon echarpe... mais non, ils sont toujours la. Le gardien se ramene... et se pose la aussi, a nous mater! Donc on se releve et on part, on est toujours suivies... on finit par quitter les jardins...


Mercredi 8 aout, direction Mandore, un village a une dizaine de km de Jodhpur, en bus local. On trouve une centaine de singes, un beau jardin, au milieu duquel ont ete construits des temples magnifiques, et encore... des indiens relou. Des groupes viennent s'asseoir a cote de nous, ils essayent de nous parler, on fait semblant de dormir, jusqu'a ce que l'un deux se leve pour me prendre mon livre... trop, c'est trop! Je m enerve apres lui, l'insulte en francais (ca sert a rien mais ca fait du bien) et on part se cacher ailleurs, au milieu des singes.



Petite sieste enfin puis j'abandonne Naomi qui commence a succomber au mal indien, pour aller visiter les petits temples tout autour. Puis nous rentrons sur Jodhpur pour une petite soiree tranquille sur la terasse de la guest house, sous le magnifique fort, cerf volants dans le ciel et muezzin appelant a la priere...



jeudi 9 aout, depart tot le matin pour rejoindre Pushkar. 5 petites heures de train, 10 minutes de cycle ricksha et 30 minutes de bus local plus tard, nous voila enfin dans ce petit village derriere les montagnes, entourant un lac sacre, au frais et au calme. On se balade dans les ruelles, on visite le temple de Brahma, et ascension d'une colline jusqu'au Savitri Temple pour regarder le coucher du soleil.



C'est beau. Descente avec la nuit qui tombe, un the chez le voisin d'un etudiant-guide qui nous a gentiment accompagne depuis le Brahma temple, on apprend que le Sri lanka, le Pakistan et le Bengladesh, c'est l'Inde... pourquoi pas. Dans la bouche d'un pti jeunot de 20 ans, ca fait assez peur...

Vendredi 10 aout, tour du lac et des ghats, rencontres avec des vieux Sahdu perdus



qui prefereraient l'opinel de Naomi aux goyaves qu'on lui propose...ou alors "give me 20 Rs and I go to market". En echange on a quand meme eu un superbe collier: quelques fils rouges et une espece de noix en plastique...enfin...une larme de Shiva, qui va nous porter chance and long life.. Ouf, je peux prendre mon bus tranquillement pour Jaipur...

Samedi 11 aout, tour dans Jaipur, seule cette fois. City Palace sous un ciel bien bleu, petite cession d'apprentissage du roulage de turban



Voila un turban bien fait...


puis le celebre Hawa mahal, derriere les echaffaudages...en bambou toujours. Visite de l'arriere du mur. Je retrouve 2 autrichiennes rencontrees a Jodhpur et pars dejeuner avec elles. Puis il est temps de filer pour attraper mon train pour Delhi. Apres 3h d attente, et de discussion tres interessante avec l'emloye de l'office du tourisme de Jaipur, j'apprends que lorsque sa mere est dans la piece, sa femme doit descendre son voile sur son visage, par marque de "respect", oui... et le train arrive, j'ai pris une place en 'general class' comme d'hab, c'est le moins cher. Tous les indiens a qui je demande ou je dois aller s'exclaffent "Oh my god, general class... so crowded! you should book next time!", et meme les indiens de la general class d ailleurs... c'est vrai qu'on est un peu serre... a 5 sur une banquette en bois de 2 m 50...ca va jusqu'a ce que quelqun viennen s'allonger sous nos pieds, nous obligeant a nous asseoir en tailleur sur la banquette en bois... bon la je regrette les classes du dessus, je me leve pour me degourdir, je dois enjamber tous les indiens assis par terre, je ne refuse pas la place qu'on me propose assise sur les marches de la porte du train, avec un peu d air frais. J'arrive a delhi a 2h du matin. Tout au long du voyage un gentil indien m'a pris son son aile, m'a offert a manger et m'accompagne meme jusqu'au ricksha qui m'emmene jusqu'a l'auberge que j'avais reserve

Dimanche 12 aout (Anniversaire de ma soeurette) Me leve un peu tard et pars a la rencontre de Raph et Sam! Cest bien sympa de retrouver des visages familiers! En plus, j'ai le droit a 2 enormes tablettes de Cote D'Or... miam miam miam. On part direction Old Delhi, c'est leur premier jour, ils sont un peu en etat de choc. Je me rends compte que je me suis bien habituee a tout, le bruit incessant, les odeurs et les indiens par millier...



Puis direction une mosque ou on entrera pas parce qu'il faut encore payer trop et qu'on se fait rembarrer assez violement avec nos appareils photos. Puis le red fort ou on entrera pas non plus parce qu'il est ferme a la visite pour cause de 15 aout, 60 ans de l'independance de l'Inde dans quelques jours. Puis un petit tour en metro...



tellement surrealiste au milieu de tout ce bazar! Cest tout propre, tout neuf, la clim tourne a fond...
Et balade sur Rajpath, avec la Gate of India, le parlement, une grande esplanade, on se croirait au champ de mars, des familles en balade du dimanche soir, avec quelques ricksha, mendiants et vendeur de tout et n'importe quoi en plus. Puis kingfisher sous la clim d'un bar bien propre et plutot sympa, et resto du meme style. C'est agreable...

Lundi 13 aout Je retrouve de nouveau mes potos pour un nouveau tour dans Dehli, direction Humayun's tomb, un mausole qui aurait servi de modele au Taj Mahal. Puis cap au sud, vers le Qutb Minar, un minaret et les ruines de la plus vieille mosquee de l'Inde.

Raph-Popeye...ben si, on y croit



Et retour vers le centre pour un dernier petit resto ensemble, avant de partir prendre mon train pour Agra... Encore un gentil indien, qui m'avoue preferer les burgers de McDo aux Dosa d'Inde du Sud...sacrilege. Puis j'arrive a Agra vers 23h et me trouve une petite auberge.

Mardi 14 aout Lever a 5h30 pour ne pas rater le lever de soleil sur le Taj... sauf que j'aurai du me souenir qu;il faut toujours verifier et contre-verifier les infos donnees par les indiens... parce que n'ayant pas de fenetre dans ma chambre, quand je sors a 6h15, il fait deja jour! NAN! Tant pis... je paye tout de meme mes 750 Rs, (15 euros) quand mon voisin indien tend un billet de 50 Rs...et c'est parti pour la serie de photo "J'ai ete au Taj Mahal".


Cela dit, c'est immense, tout en marble blanc, d'un geometrisme impressionant et c'est quand meme beau...Et puis 2 gros boeufs blancs tondent la pelouse et c'est plutot drole.

Voila, dans quelques heures, je retourne sur Delhi, retrouve ma copine belge et on part dans le nord de l'Inde du nord. A suivre...

Thursday, June 28, 2007

Depuis ce temps la, a Pune...

Côté scoot : 2 crevaisons, 1 embarquement à la fourrière, 2 pannes d’essence, et une belle mort, sous la pluie, par un vendredi soir de juin... peut être qu’il ressucitera, mais plus avec moi, parce que c’est décidé, je change de loueur

Côté travail : 30 interviews pour mon études sur les activités économiques des bidonvilles, 20 interviews menées pour mon étude sur l’endettement des ménages – avec des grands moments:
« J’ai 31 ans, je me suis marriée à 15 ans, j’ai eu mon permier enfant 3 ans après, il a aujourd’hui 17 ans »- Madame, si on vous a congelé pendant 4 ans, vous êtes en droit de vous plaindre- et ca finit en « on va plutôt mettre 35, ça vous va comme âge ? »
« J’ai fait un un prêt de 86,000 ruppees, et maintenant je vais payer pendant 5 ans des instalements mensuels de 11,000 Ruppees » - « Monsieur, sans vouloir être désagréable et remettre en question ce que vous me dites, je ne pense pas que City prenne le risque de faire des prêts à 600%... Est ce que vous pouvez me réexpliquer ? »

Côté temps : 8m12 d’eau tombés, 2 paires de chaussures mortes (paix à leurs âmes), 4h pour rentrer de mon bidonville chéri... ça y est, la mousson a vraiment commencé... c’est pas très drôle en fait, il pleut en moyenne 3 à 4 fois par jour, pendant 30 min à 1h – de la bonne grosse pluie qui trempe jusqu’à l’os en quelques secondes. Comme l’air est toujours humide, rien ne sèche. Faut que j’investisse dans des bottes et un bon imper. Et le rapport entre le temps et mes tongues, c’est que ni le plastique, ni la paille, ni le cuir ne résiste à trop d’eau. Et les 4h pour traverser Pune (=un peu comme si le bidonville était dans le 16è-ahah et que j’allais dans le 19è) c’est parce que quand t’as pas de chance, t’en as pas. Et aussi que quand il pleut trop fort, impossible de conduire... L’avantage, c’est que c’est l’occasion de s’arrêter sous la devanture du Dominos’s Pizza attendre que ça se calme, de retrouver la foi et d’y retourner, de se réarrêter dans un resto cette fois et de se faire inviter par des étudiants indiens qui ont surement pitié, et d’y re-retourner –c’est là que la tongue lâche, et de crever alors qu’il est bientôt 21h30 et qu’on est vendredi et que là ca commence à faire trop, et de galérer pour trouver un garage ouvert, parce qu’on est toujours vendredi 21h30 et de finalement arriver chez soit à 23h, et de prendre une douche froide, parce qu’il y a la troisième coupure de courant de la journée, et de repartir sous la pluie rejoindre ses amis pour festoyer, et de se sentir bien à l’abri au chaud pour festoyer, et de festoyer pour avoir chaud, et de se coucher quand le soleil se lève (pour avoir chaud encore) et de se relever 2 heures plus tard pour aller travailler alors qu’on est samedi cette fois, mais comme le social worker/interprète avec qui je bosse n’est plus disponible après, ben c’est comme ça, et de l’attendre 30 minutes parce qu’il est en retard, parce que le saviez-vous ? Les indiens sont toujours en retard...oui, je radotte.
Donc la mousson, c’est bien, le soleil c’est mieux !

La recrudescence du mouvement Punk dans l’Etat du Gujarat, un phénomène mal maitrisé



Ca méritait bien un post à part – Si un thésard cherche un sujet...c’était à Champaner

We a Baroda - suite et fin

Etant devenue une femme pressée ces derniers temps (rush post décalagomania indienne), pas trop le temps de prendre le temps de m’étendre sur mes we...

En bref et en image (3 weeks before, comme ils disent ici):

Bien arrivée le samedi matin pour un week-end avec Alberto de Baroda, camarade de promo, co-résident en 1ere année d’école, en stage dans le Gujarat - stop- fais connaissance des gentils colocs d’Albert autour d’un gros petit dej miam - stop - découverte du centre ancien de Baroda (qui ressemble fortement à Pune d’ailleurs : des constructions à 2 étages en bois, des ruelles et des marchands de sarrees) – superbe Shiva pieds dans l’eau



Leçon de cuisine avec son cuisto népalais ; à l’ordre du jour : le chapati ! Délicieuse galette à base de farine de blé et d’eau et c’est tout.



Leçon de bricolage ; à l’ordre du jour : le barbecue ! Il nous faut : des briques/pierres, une grille, du charbon, de la viande, des bières. C’est pas sorcier mais pourtant...
1.Pour les briques, ce sera dans le chantier du voisin (vilain)
2.Pour la grille, on négocie dur le mètre de grillage dans un petit magasin sur le chemin
3.Pour le charbon, on délègue (on fait un école de « management », non ?)
4.Pour la viande, on va chez le boucher – beh oui, tout simplement... Faut bien ouvrir les yeux pour le trouver... et après faut bien les fermer...



5.Pour la bière, on va m’acheter un permis boisson... Parce que dans le Gujarat, la consommation d’alcool est réglementée, il faut un permis et il y a des quotats par permis.

Mission réussie, cheveux dans le vent ; et ça, c’est important



Et barbec finalement avec la petite communauté étrangère de Baroda, proportionnellement beaucoup plus petite que celle de Pune. Bizarre bizarre

Dimanche – Départ tardif pour Champaner, un site à une cinquantaine de kilomètres de Baroda, by bus. C’est l’ancienne capitale du Gujarat, tombée sous les lances aiguisées du Sultan Mahmud Begara, qui a alors fait construire des murailles et quelques mosquées. On fait le un petit tour, on essaye de négocier l’entrée dans la mosquée (tarif encore scandaleux pour nous autres pauvres foreigners) et on n’entre pas finalement.



On prend un 4x4 pour monter jusqu’à un télécabine, pour atteindre un temple tout la haut... sauf qu’il est finalement trop tard pour le télécabine... On se satisfera d’un Thumbs’Up (le coca indien, une fierté nationale, fabriqué par Coca pourtant – pareil en plus sucré/épicé) aux pieds de la colline. Puis retour à Baroda pour prendre mon bus. Et bus de nuit pour Pune, parti en retard, arrivé en retard, donc je file directement au taf, sans douche, sans pti dej... Le lundi au soleiiiiill ...

Tuesday, June 12, 2007

B comme...

Bus pour Baroda - Ah si, il y a un essuie glace…parce que j’en doutais à la vue des milliers de gouttes d’eau qui s’accumulent sur le pare brise-fendu-réparé-au-gros-scotch (le « couleur métal », Raph, le plus solide, celui qui répare aussi les pare choc endommagés par les trottoirs espagnols)

Bollywood - A l’écran, Sandeep-beaucoup-trop-musclé en Marcel jaune conduit Sachin et Priyanka-beaucoup-trop-gonflée, assise sur le dossier de la banquette d’un 4x4 décapoté. Maintenant, il y a Mexico en arrière plan ; il y a toujours beaucoup trop de gonflette et de fluo ; il y a des « ‘scuse me » toutes les 10 sec dans la chanson qu’ils entonnent en coeurs ; ils dansent sur une terrasse surplombant la ville.

Mes amis les chauffeurs ont du avoir pitié de moi et m’ont proposé le meilleur siège du bus-le 1er de la rangée, sans voisin, ni à droite, ni devant.. J’avoue ne pas m’être fait prier...12h de bus de nuit, en semi-sleeper ; parce qu’après 17h, plus de «couchette » pour Baroda, logique indienne...

Il pointe son revolver sur la tempe de Priyanka...Maintenant c’est elle sur la sienne...elle le lâche...ils s’embrassent en pleurant. Sans transition : aux pieds d’un squelette de diplodocus, lors d’une visite scolaire, Blanche Neige donne un concert d’accordéon avec ses amis les nains. Gros plan sur un sachet au sol, d’où sortent des dizaines d’insectes rampants non identifiés.

Pourquoi est-on encore arrêté ? Il a fallu 2h pour sortir de Pune, et maintenant 30 minutes de pause dîner. Dont 10 minutes d’explication pour que le serveur comprenne que je ne veux qu’un roti (galettes de farine de blé) et rien d’autre. J’ai quand même le droit à une énumération de tous les plats dispo... «Butter Massala ? Palak Panneer ? Veg Byriani ? » Non, non et non... Je reconnais qu’un serveur français serait peut être dérouté si on lui commandait seulement une tranche de pain. A la différence qu’ici, ces galettes sont payantes.

Lara-Prianka-Croft enfourche sa Pulsar et prend à gauche. James-Sandeep-Bond couvre à droite, rattrape le méchant-qui pile, fait un bond de 10 m au dessus de lui. Mince, un ravin derrière... c’est le drame... 5 secondes de ralenti sur la chute, et nous voila rassurés... James a toujours un parachute sur lui

La couronne de fleurs balance au rythme des nids de poule et autres imperfections de la Pune-Mumbai motorway. Ganesh statufié est bien fixé, l’encens brûle... Le cockpit est béni, on est protégé pour le voyage.

Les deux ennemis se font de nouveau face, plus bas, dans le fond du ravin, une cascade en fond d’écran. Une droite, un uppercut, sois un homme mon fils. Lara redevenue un peu Priyanka assiste impuissante à la scène en pleurant.

La TV vient de s’éteindre toute seule, on n’a pas atteint le générique de fin. L’absurdité du scénario lui a sûrement été fatal. J’ai l’impression d’avoir vu une parodie... Ah faut que je raconte aussi l’épisode de la rencontre entre Lara et James...quand au ralenti, ils avancent l’un vers l’autre et qu’on a le droit à la séquence « je mets le téléspectateur dans la tête de l’acteur » et l’on découvre le fantasme de Sandeep : Lui, Priyanka, et leur progéniture courent en maillots de bain rouges sur la plage, planches sous le bras...

Allez... dodo pour le reste de la nuit

B comme bien arrivée à Baroda,
et Bollywood aux scénarios bidons, bobets (oui) & bien barbants

Day on fields ou la journée type quand on travaille avec des indiens

Il y a une semaine, j’avais appelé une des agences de micro crédit d’une des ONG pour demander si je pouvais venir faire passer quelques interviews à certains bénéficiaires des prêts, comme je l’avais déjà fais plusieurs fois. C’est ok, je peux venir... Cette fois c’est avec le directeur de mon ONG qui veut voir à quoi ressemble mon questionnaire. Autrement dit, c’est un homme pressé et son temps est compté...

Départ à 11h de Swabhimaan – arrivée dans le bidonville où est une des agences de micro crédit... verrou sur la porte. On dirait bien que y a personne...La responsable d’un autre programme confirme : tout le monde est au «siège» de l’ONG, réunion des Branch Managers et Collector Motivators. Qui pour sûr n’a pas été organisée dans l’urgence, mais planifiée longtemps en avance...

Bon... on demande à la responsable si elle ne connaît pas par hasard des personnes qui ont fait un prêts – je m’intéresse aux différentes activités économiques gérées par les clients de la microfinance... Après un dédale de ruelles nous voilà devant une petite épicerie.. les gérants confirment : ils sont clients du programme de microfinance...ouf. On mène donc notre entretien, tout se passe bien.

Sans transition, voilà à quoi ça ressemble quand je fais mes questionnaires


L’entretien finit, nous retournons à l’agence, demander à la responsable si elle peut nous indiquer un autre bénéficiaire. Après s’être creusé les méninges 2 bonnes minutes, elle nous parle d’un vendeur de mangues ambulant... Après une très courte description, je vois Kishor, le directeur de mon ONG, me dire «chalo» (on y va), et de m’expliquer que l’on part à la recherche d’un vendeur ambulant, qui «has a cap»... J’ai envie de rire, mais ça se fait pas... J’ai envie de lui dire «Do you know the sentence : looking for a needle in a botte de foin?» mais je ne sais pas le dire...Donc nous voilà Donquichotte et moi sur sa moto, à ouvrir grand les yeux pour tenter de trouver un marchand ambulant qui porte un chapeau, dans un bidonville de 2000 habitants...

La mauvaise langue que j’étais...! A peine 300 m et bim, le voilà sur le bord de sa route : y a les mangues, y a le chapeau...ça ne peut être que lui ! Et effectivement, il fait parti du programme... nous commençons donc l’interview...

Pour peu de temps, car le muezzin se met à «chanter/miauler/crier», et là monsieur chapeau se lève et nous dit que c’est l’heure de la prière, merci mais revenez plus tard... et il rejoint la mosquée en courant.

A force, plus rien n’étonne ! Ici, impossible de planifier un meeting, il est systématiquement repoussé, ou annulé, si les gens ne sont pas carrément partis; impossible de fixer des deadlines, elles ne sont jamais respectées – et pas la peine de demander des justifications «I couldn’t (and that’s it)»...

Things Take Time, les 3T indiens

Tuesday, June 5, 2007

J'ai fait du mehendi

sur les mains
sur les pieds
dessus
dessous

ça donne ça


ceci était mon pied